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Dice il saggio ...
Non ti sei accorto che la volontà è una forza irresistibile e invincibile e che, quando essa è presente, l'anima resta impavida e riesce ad avere ragione di ogni avversità? (Platone (La Repubblica))

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  • Questa luce in se stessi Autore: Krishnamurti

  • Des voitures intelligentes pour les Européens

    Des voitures intelligentes pour les Européens

    Les "voitures intelligentes" représentent une avancée importante pour la sécurité routière

    Des automobilistes qui communiquent directement entre eux pour s'alerter des accidents et des embouteillages ? Les traditionnels appels de phares et feux de détresse remplacés par un système de communication sans fil ? L'idée ne relève pas de la science-fiction. Mardi 5 août, la Commission européenne a annoncé qu'elle réservait une partie de la bande radioélectrique pour que les communications directes entre véhicules deviennent possibles. Au cours des six prochains mois, les pays de l'ensemble de l'Union devront ainsi attribuer une partie du spectre radio (5,9 gigahertz) "aux applications de sécurité routière". La Commission prévoit des "tests opérationnels" en 2010 et l'apparition des premiers dispositifs sur le marché automobile à partir de 2012.

    Ces systèmes dits "intelligents" et "coopératifs", dont le développement est laissé à la responsabilité des industriels, doivent favoriser l'échange d'informations entre conducteurs mais aussi permettre aux automobilistes de transmettre des données aux centres de gestion du trafic. Grâce à des émetteurs-récepteurs installés à proximité des routes, ceux-ci devraient pouvoir, à l'inverse, communiquer des informations aux chauffeurs, par exemple pour les alerter d'un accident, d'une fermeture de route, d'une déviation ou d'une limitation ponctuelle de la vitesse autorisée.

    "Toutes les informations échangées seront de nature numérique, et non pas vocales, précise la Commission. Ces informations prendront différentes formes : au sein du véhicule, l'information pourra par exemple être affichée sur un écran, projetée sur le pare-brise, ou consister en un simple éclairage lumineux, voire en une voix de synthèse." Ce dispositif n'autorisera pas les dialogues oraux entre conducteurs afin de limiter les risques d'utilisation détournée, par exemple pour prévenir de la présence de gendarmes ou de radars.

    Ce projet s'inscrit dans la politique de soutien de la Commission à l'ensemble des systèmes "intelligents" embarqués dans les véhicules (contrôle électronique de la stabilité, détecteurs de collision, système d'appel d'urgence, etc.). Bruxelles estime en effet que ces dispositifs ne se développent pas assez rapidement, en raison notamment de leurs coûts trop élevés. Une position soutenue par le Parlement européen, qui a adopté, quasiment à l'unanimité, le 19 juin, un rapport regrettant que "les taux de pénétration des systèmes et applications des véhicules intelligents demeurent très faibles compte tenu de leur potentiel".

    Soutenus par les industriels, qui y voient une opportunité de chiffre d'affaires supplémentaire, le Parlement et la Commission considèrent que les "voitures intelligentes" représentent une avancée importante pour la sécurité routière alors que l'Union européenne peine à remplir ses objectifs de réduction de mortalité sur les routes. Avec plus de 40 000 morts en 2007, celle-ci se trouve en effet très loin de l'objectif de réduction par deux, d'ici à 2010, du nombre de décès enregistrés pour passer au-dessous de la barre symbolique des 30 000 morts annuels.

    Dans ce contexte, la Commission veut favoriser la recherche et développement et généraliser, à terme, les appareils déjà existants. Elle estime ainsi que si tous les véhicules disposaient de systèmes de contrôle électronique de la stabilité (ESC), 4 000 décès pourraient être évités chaque année. De même, Bruxelles soutient la mise en place du dispositif "e-call", qui permet l'appel automatique des secours après un accident grâce à un dispositif embarqué. L'exécutif européen estime que le dispositif permettrait de sauver jusqu'à 2 500 vies par an. Le raisonnement est similaire pour les dispositifs anticollision, censés prévenir les conducteurs une demi-seconde avant un choc et donc réduire de 60 % le nombre d'accidents par l'arrière.

    La sécurité routière n'est pas le seul objectif visé. En parallèle, l'exécutif européen met en avant l'intérêt économique des "voitures intelligentes" pour gérer les embouteillages. Selon ses calculs, 24 % du temps de conduite des Européens se déroule aujourd'hui dans des bouchons, engendrant une considérable perte de temps, doublée d'une pollution importante. Le coût annuel global des bouchons pourrait représenter 80 milliards d'euros en Europe en 2010.

    Luc Bronner

    Fonte: LE MONDE | 13.08.08 | 14h22

    (19/09/2008 Tg0-positivo)